Politique belge

Le premier domino est tombé. La semaine dernière, le PS a été éjecté de la majorité wallonne et un nouveau gouvernement MR-CDH a pu voir le jour. Le président des humanistes, Benoît Lutgen, avait lancé un appel, le 19 juin, à former des gouvernements régionaux sans les socialistes. Son espoir, à présent, c’est que le premier accord en entraîne deux autres, en Région bruxelloise et à la Communauté française (aussi appelée Fédération Wallonie-Bruxelles).

En ce début du mois d’août, c’est le calme plat. Les présidents du MR et de Défi, Olivier Chastel et Olivier Maingain, sont en vacances en France. Les choses devraient se clarifier à leur retour, après le 15 août. Cela dit, des contacts ont lieu ces jours-ci entre responsables libéraux, humanistes et de Défi. "Nous ne sommes impliqués dans aucune discussion gouvernementale", assure de son côté Patrick Dupriez, coprésident d’Ecolo, contacté par "La Libre". Et il résume la situation : "Beaucoup attendent l’initiative d’Olivier Maingain."

Un méga-gouvernement francophone

"Je reprendrai une initiative à la mi-août", avait-il en effet annoncé à "Moustique" (sur le site, puis dans le magazine), confirmant des propos déjà tenus par ailleurs. "Il faut qu’on trouve une issue pour sauver la Fédération Wallonie-Bruxelles. Si on l’abandonne, les francophones n’auront plus aucune protection et ce sera le confédéralisme comme le veut la N-VA." "Je formulerai une proposition pour qu’il y ait une solution stable pour finir la législature." Il lève un coin du voile : "La Fédération Wallonie-Bruxelles doit de plus en plus refléter la réalité des deux régions. On ne pourra former une nouvelle majorité en Fédération Wallonie-Bruxelles qu’en partant de la réalité des gouvernements régionaux."