Politique belge

Le président de la N-VA Bart De Wever a présenté son parti comme étant désormais "seul contre tous", après les déclarations du Premier ministre Elio Di Rupo qualifiant la formation nationaliste flamande de très dangereuse.

"Cette opinion est connue. Et c'est le droit à la libre expression de chacun, et donc aussi d'Elio Di Rupo, que de le dire", a commenté M. De Wever lors d'une réception de Nouvel an de la ville d'Anvers.

"C'est désormais tous contre un et un contre tous", en conclut-il. "Je n'ai pas choisi cela, mais si c'est ainsi, voilà", a-t-il ajouté.

Le CD&V avait déploré, par la voix d'Eric Van Rompuy, l'opportunité offerte à la N-VA, à travers de telles déclarations, de se renforcer en jouant les "Calimero". Le vice-Premier ministre MR Didier Reynders s'est lui aussi quelque peu distancié du propos du chef du gouvernement fédéral, appelant à éviter la surenchère et à considérer la situation en Flandre, où la N-VA fait partie de la majorité régionale avec le CD&V et le sp.a.

Le chef de ce gouvernement, Kris Peeters (CD&V), a pour sa part relativisé les propos de M. Di Rupo. "J'ai compris que le PS considère rapidement les gens comme dangereux", a-t-il toutefois grimacé, évoquant ce qualificatif employé en 2006 par Laurette Onkelinx (PS) à l'égard du leader CD&V de l'époque, Yves Leterme.