Politique belge Kristof Calvo, le chef du groupe Ecolo-Groen, juge l’accord du gouvernement "déséquilibré" et muet sur l’environnement. Il regrette que le PS ait choisi la voie du confédéralisme. Rencontre avec un jeune homme de 27 ans qui voulait déjà devenir ministre à 12 ans quand ses camarades de classe ne rêvaient que de gloire au football...


Est-ce que les francophones exagèrent sur le débat de la collaboration suscité par les élus N-VA ?

Ce n’est pas une question de francophones contre Flamands. C’est un débat sensible des deux côtés. Mais nous, on a essayé de faire plus que ça. Le combat de notre groupe, c’était sur les chiffres budgétaires. Et nous les avons eus. C’est une victoire historique pour les écologistes. Pour avoir un vrai débat, il nous les fallait. Les chiffrent ne mentent pas. On voit ainsi que, en 2015, il y a des économies incompréhensibles sur les navetteurs; que le gouvernement prévoit le même montant dans la lutte contre la fraude sociale et la fraude fiscale…

Sur le socio-économique, est-ce un gouvernement de rupture ou dans la continuité du précédent ?

Je suis nuancé. Même Di Rupo est nuancé puisqu’il a dit que ce gouvernement reprend 70 % de ses mesures… Di Rupo, c’était un peu les préliminaires de Michel : dégressivité des allocations de chômage, prolongation de Tihange 1, saut d’index - Di Rupo a fait un saut d’index déguisé, comme l’a dit Wouter Beke (CD&V). Il a tracé le chemin.

Quelles sont vos principales critiques ?

Elles sont de deux ordres. D’abord, sur l’environnement. Le volet environnemental de l’accord de gouvernement, c’est zéro ambition. Si le mot n’était pas délicat, je dirais que c’est du négationnisme climatique. Si on parle de climat dans l’accord, c’est le climat des entreprises… On dirait un accord des années 80.


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