Politique belge

"Si la Banque nationale affirme mercredi que la réforme de l'impôt des sociétés va gréver le budget, nous devrons naturellement la revoir", a expliqué le vice-Premier ministre Alexander De Croo dimanche dans De Zevende Dag sur la VRT. Le ministre Open VLD affirme cependant qu'il ne faut pas que le sujet devienne l'objet de "comptes d'apothicaires".

La Banque nationale doit analyser la neutralité de la réforme de l'impôt des sociétés. Mais que se passera-t-il s'il s'avère que celle-ci ne pourra se faire dans un cadre budgétaire neutre ?

"Je pense que nous devons analyser l'impact (de la réforme) sur le budget", précise Alexander De Croo. "Mais je plaide pour que cela ne devienne pas des comptes d'apothicaires. Car si nous implémentons cette réforme, c'est pourquoi ? Nous le faisons pour avoir un certain impact: que nos entreprises puissent engager plus de personnel et investir."

Selon le vice-Premier, cette réforme ne doit pas seulement être analysée d'un point de vue statique. "Il faut regarder cela de manière dynamique. Si les changements de comportement des entreprises se traduisent par plus d'investissements, il y aura une croissance plus importante, donc plus de jobs créés, et donc plus de recettes fiscales."

"Il faut se concentrer sur les effets à long terme de la réforme de l'impôt des sociétés", estime-t-il.