Politique belge

Les terroristes en détention ou les criminels fortement radicalisés ne devraient pas être libérés tant qu'il existe une menace terroriste, a affirmé vendredi le président de la N-VA, Bart De Wever, dans la foulée de la tuerie de Liège, commise mardi par un homme en congé pénitentiaire qui a fait quatre morts, dont l'auteur des faits. 

"Libérez-vous un prisonnier de guerre dans une situation de conflit avant que la guerre ne soit finie. Personne ne le fait", a-t-il affirmé à la chaîne de radio-télévision flamande VRT.

Les terroristes condamnés doivent rester emprisonnés tant que la guerre en Syrie n'est pas terminée et que le groupe djihadiste Etat islamique (EI) continue à exister, a ajouté M. De Wever.

Le président du parti nationaliste flamand a encore expliqué songer à un système de "mise à disposition", une peine additionnelle qui serait infligée aux personnes ayant commis des faits graves afin de protéger la société.

"Même quand ils ont purgé leur peine, ces gens ne peuvent être libérés tant que le risque est trop important. L'EI (ou Daech, selon son acronyme arabe, ndlr) existe encore. On appelle encore toujours à commettre des attentats et l'on voit que cela se passe encore très régulièrement dans le monde occidental", a fait valoir M. De Wever.

"Les personnes dont nous savons qu'elles sont des terroristes ou des personnes qui sont très fortement radicalisées ou sont criminelles - comme l'auteur de la tuerie de Liège, Benjamin Herman - ne devraient en fait jamais être libérées", a poursuivi le président de la N-VA.

Selon un rapport de la Sûreté de l'Etat cité vendredi par plusieurs journaux, 28 détenus radicalisés doivent retrouver leur liberté cette année alors que leur peine touche à sa fin.