De Wever ne tombera pas dans le "piège francophone"

Belga Publié le - Mis à jour le

Politique belge

Le président de la N-VA, Bart De Wever, n'est guère satisfait des déclarations du ministre des Affaires étrangères, Didier Reynders, à propos des contacts qu'a eus le prince Laurent avec des diplomates angolais. "On veut de nouveau le laisser passer entre les mailles du filet", a-t-il déclaré sur VTM et la VRT. Selon les premières vérifications effectuées par les Affaires étrangères auprès de l'ambassade d'Angola et auprès de l'avocat du prince Laurent, il n'y aurait pas eu de nouveaux contacts entre le prince et des diplomates angolais.

"Il faut rester prudent. Les vérifications se poursuivent mais il semble que le prince n'ait pas passé outre aux règles qui lui ont été imposées", a expliqué vendredi M. Reynders.

"Ce n'est vraiment pas sérieux", a commenté M. De Wever.

Le président des nationalistes flamands reconnaît toutefois qu'il n'a pas les preuves de contacts non autorisés du prince. "Mais je ne vis pas sur une autre planète. Je passe moi aussi des coups de fil et l'on me dit des choses tout à fait différentes".

Selon M. De Wever, c'en est assez. A ses yeux, la dotation accordée au fils cadet du Roi, qui n'entre qu'au 12e rang dans la succession au trône de Belgique, aurait dû déjà dû être supprimée depuis longtemps.

La N-VA n'abandonnera pas Bruxelles

La N-VA n'entend pas abandonner Bruxelles aux francophones, a expliqué dimanche le président de la N-VA, Bart De Wever, au cours de l'émission "De Zevende Dag" sur la VRT.

Le président des nationalistes flamands a réagi à l'entretien qu'a accordé la nouvelle présidente de la Fédération bruxelloise du PS, Laurette Onkelinx dans "Le Soir". Elle y disait sa volonté de "renforcer l'ancrage francophone de Bruxelles" et ajoutait un peu plus tard que Bruxelles avait une "relation naturelle avec la Wallonie" et que Bruxelles était "très largement francophone".

La N-VA a prévu de tenir à la fin de l'année un congrès dont l'un des volets sera consacré à Bruxelles. Les nationalistes définiront alors leur position sur la Région-capitale.

"Mais pour la N-VA, il n'est pas question d'abandonner Bruxelles entre les mains francophones. Bruxelles sera toujours une ville où les différentes communautés devront jouer leur rôle", déclaré M. De Wever.

Ce dernier a également mis en garde les autres partis flamands de ne pas tomber dans le "piège francophone". A l'entendre, certains d'entre eux ont déjà reculé. Le président des nationalistes a épinglé les récentes déclarations du ministre-président flamand, Kris Peeters, qui a pris ses distances avec la revendication d'une 7e réforme de l’État.

De son côté, dimanche, Mme Onkelinx a quant à elle à nouveau insisté sur l'avenir de Bruxelles qui, à ses yeux, sera l'enjeu des élections de 2014. "La question bruxelloise sera la question centrale et l'unité du pays passera par ce combat autour de Bruxelles", a-t-elle souligné sur le plateau de l'"Indiscret" (RTBF).

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