Décret inscription : nouvelle défection au cdH

Dorian de Meeûs Publié le - Mis à jour le

Exclusif
Politique belge

Il y a tout juste une semaine, Lalibre.be annonçait que l’échevine et conseillère provinciale Eléonore de Bergeyck claquait la porte du cdH à cause du décret inscription et de ses conséquences pour les élèves de la périphérie. Ce mercredi, c’est Francis Mulders, un autre élu de Wezembeek-Oppem (CPAS) qui annonce son départ du parti pour la même raison et – ici aussi – sans langue de bois.

Contacté par nos soins, Francis Mulders confirme l’information : « Il est totalement inadmissible qu’un Etat ne parvienne pas à offrir suffisamment d’écoles de qualité à ses enfants. Au cdH, on dit que l’on défend l’enseignement, mais le résultat est catastrophique. Les habitants de Wezembeek-Oppem nous interpellent beaucoup sur ces enfants qui n’ont pas d’école. Je ne sais pas quoi leur répondre ! Sincèrement, le fait de porter le drapeau orange du cdH est devenu un handicap en périphérie. Ici, on nous claque la porte au nez !».

Francis Mulders n’a pas l’intention de partir pour un autre parti, préférant prendre sa « retraite politique ».

Au niveau local, ce nouveau départ étonne

Ces deux défections dans une même commune à cause d’enjeux nationaux suscitent-t-elles de l’inquiétude auprès des autres élus du parti ? Jointe par LaLibre.be, l’échevine Chantal Woitrin semble tout d’abord étonnée : « Première nouvelle ! Je ne le savais pas. Vous êtes sûr ? ». Finalement, elle ne souhaitera pas commenter davantage la situation, préférant se concentrer sur les enjeux de politique locale. D’autres nous indiquent que la situation est finalement moins grave à Wezembeek-Oppem que dans d’autres communes…

Benoît Lutgen ne souhaite pas réagir

Egalement contacté par LaLibre.be, l’entourage du président du cdH Benoît Lutgen ne souhaite pas réagir à cette nouvelle défection au niveau local.

En périphérie bruxelloise, l’asbl de parents ELEVeS dénonce depuis 5 ans « la violence institutionnelle des différents décrets ayant mis en place le régime de la CIRI, en rupture et totale inadéquation avec les réalités du 'terrain' ». Tout comme plusieurs élus du cdH (en périphérie) et du MR, ELEVeS exige de revoir le décret ou au minimum de l’évaluer d’urgence. La situation de 2011 n’étant – selon eux - pas comparable avec la situation « catastrophique » de la prochaine rentrée scolaire. Cette association demande à la CIRI les chiffres concrets (enfants sans école, écoles complètes, taux de réussite au premier degré,…).

En réponse à ces demandes répétées, le cabinet Simonet tente de rassurer à l’aide du nombre final d'élèves sans école en 2011. Il n’est toujours pas question de communiquer d’autres chiffres précis sur la situation actuelle dans telle ou telle commune.

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