Politique belge

Le PTB recevra 1,8 million d'euros en plus au titre du financement public des partis en raison des voix qu'il a récoltées en Flandre lors des dernières élections, rapporte vendredi De Standaard. Pour DéFI, la somme est plus modeste mais s'élève tout de même à 230.000 euros. Le PTB-PvdA se revendique depuis toujours comme un parti national. Il a donc présenté des listes sous la même bannière dans tout le pays et récolté des voix aussi bien francophones que néerlandophones même s'il n'a décroché des élus qu'en Wallonie. DéFI, défenseur historique des francophones de Flandre, a de son côté recueilli des suffrages en province de Brabant flamand où il avait déposé une liste.

Le PTB avait réclamé son dû au printemps 2015 mais le dossier avait été mis au frigo. Plusieurs formations dans la majorité rechignaient en effet à le lui accorder. Le dernier obstacle se trouvait à la N-VA. Il semble aujourd'hui levé. Le cas sera réglé mais les règles seront revues pour la prochaine législature, a indiqué la députée Inez De Coninck. Il faudra désormais obtenir un élu dans une partie du pays pour réclamer des moyens liés au nombre de voix réalisées dans cette partie. La N-VA a également posé une autre condition: les montants ne seront payés qu'après le vote de la nouvelle loi.

"Il ne s'agit pas d'un geste mais de l'argent auquel nous avons droit", a fait remarquer le porte-parole du PTB, Ivo Flachet.

L'argent sera mis à profit pour consolider les structures du parti, notamment le service d'études, et le préparer aux élections.

Le PTB ne soutient pas la réforme annoncée. Selon lui, elle revient à nier l'existence de partis nationaux.