Politique belge

Pour l'ancien premier ministre Jean-Luc Dehaene (CD&V), il n'y a aucun doute: de nouvelles élections ne feraient que compliquer encore davantage la situation politique en Belgique. Donc, si les négociations doivent encore durer 500 jours, il faut continuer, explique-t-il samedi dans une interview accordée au quotidien De Standaard.

Jean-Luc Dehaene ne voit aucun problème au fait que le roi continue à donner des missions à des personnalités politiques. "Lorsque j'avais demandé 100 jours au roi en 1988, on avait estimé que c'était du 'jamais vu'. Et bien, si ils sont besoin aujourd'hui de 500 jours, ce sera aussi du 'jamais vu'. Je ne veux pas dire que ca doit encore durer 500 jours. Mais s'il le faut, allons-y."

Selon lui, actuellement, l'avenir "est trop peu préparé. Le mérite de Leterme et de son gouvernement, c'est qu'ils gèrent l'Etat. Mais il faut avancer", dit-il. "Ma position est toujours la même: si tu peux faire quelque chose, fais le, sinon tu fais du sur-place. Lors des réformes de l'Etat de 1980, 1988 et 1992, je savais que de nouvelles étapes devraient encore être franchies par la suite. Mais ce n'était pas une raison pour ne rien faire."

Concernant la N-VA, Jean-Luc Dehaene affirme que "le plus grand parti de Flandre devra apprendre à faire des compromis. Visiblement, c'est encore difficile pour eux. Ils sont hypnotisés par la pression des prochaines élections. Ceux qui ne veulent pas conclure de compromis feraient mieux de rester hors de la politique."