Politique belge

Les décrets gouvernance votés en Wallonie au printemps font face à deux recours, écrit Le Soir jeudi. La Parti populaire s'estime en effet lésé, tout comme un directeur public liégeois. 

Cette réforme comprend notamment la réduction du nombre d'administrateurs dans les conseils d'administration, le plafonnement des salaires des hauts directeurs, la création de nouvelles incompatibilités pour limiter le risque de conflits d'intérêts ou encore le renforcement du contrôle de la tutelle.

Une "tornade éthique" qui ne fait pas que des heureux, selon Le Soir. Deux recours ont été introduits devant la Cour constitutionnelle, a appris le quotidien.

Le premier provient de la Fondation populaire, la structure juridique du Parti populaire (PP). Le décret gouvernance "cause un préjudice à sa formation politique et constitue une attaque contre la démocratie", juge le président du parti de droite extrême, Mischaël Modrikamen. Il pointe en particulier la mesure visant à réduire le poids des "petits partis" au sein des intercommunales (ils n'ont plus droit qu'à un siège d'observateur).

Le second recours a été introduit par Frédéric Sevrin, directeur d'Urbeo (la Régie communale autonome immobilière de la commune de Herstal). Il conteste l'article 7 qui interdit aux directeurs d'intercommunale, régie communale, CPAS ou société de logement de cumuler ce poste avec une place au conseil communal.