Politique belge

C’est ce mercredi matin que devrait se tenir la dernière audition en commission parlementaire à propos des risques de délestage cet hiver en cas de pénurie d’électricité. Et à entendre les députés Jean-Marc Nollet (Ecolo) et Kristof Calvo (Groen), il "reste encore beaucoup de questions sans réponse". De quoi mettre la pression sur la secrétaire d’Etat à l’Energie, Catherine Fonck (CDH)…

Centre de contact

D’après les deux députés, les familles et les entreprises ne sont pas encore bien informées dans quelle mesure elles pourraient être touchées par le plan de délestage. "Les gens ont besoin de savoir dans quelle zone et dans quelle phase ils se trouvent. Les gestionnaires du réseau de distribution ont donné des informations sur les noms des rues. Mais cela va changer. Il faudrait informer sur base du code EAN (NdlR : numéro de référence auprès du gestionnaire)", souligne Jean-Marc Nollet.

Les verts attendent aussi des précisions sur le plan de sensibilisation et constatent "un manque total de coordination". D’où leur demande de mettre sur pied un "task force" sans plus tarder. "La période sensible commence au mois de novembre. On ne peut plus perdre quinze jours", poursuit Jean-Marc Nollet. Les verts attendent également l’étude juridique sur la légalité du plan de délestage commandée par la secrétaire d’Etat.

Autre problème en suspens : quelle solution va-t-on trouver au "déséquilibre manifeste" dont seraient victimes le port de Gand et la Région du Centre ?

Pour mieux informer la population, les verts suggèrent de mettre sur pied un centre de contact avec un numéro de téléphone et un site Internet. "Ce serait bien d’avoir le numéro de téléphone ce mercredi", souligne Kristof Calvo.

Indemnisation

Autre demande des verts : indemniser les victimes de délestage. La Creg, le régulateur fédéral du marché de l’énergie, a "ouvert la voie", constate Jean-Marc Nollet. De fait, dans une note publiée sur le site ce week-end, elle reprend les chiffres du Bureau du Plan sur le coût d’un délestage (8 500 euros par MWh), soit 4 millions d’euros par heure pour chaque tranche de 500 MW touchée par le délestage. Pour les verts, Electrabel serait la première responsable en cas de délestage (à cause de la fermeture de Doel 4 due à un probable acte de sabotage).

Dernier point revendiqué par les verts, qui permettrait de minimiser le risque de délestage : recalculer les capacités d’interconnexion. La Creg a estimé qu’il y avait moyen d’augmenter cette capacité actuellement fixée à 3 500 MW.Ariane van Caloen