Politique belge

Lâché par son partenaire cdH aux gouvernements wallon, bruxellois et FWB, le Président du Parti socialiste affirme dans un communiqué qu'il "prend acte de la trahison du cdH". Il invite tout un chacun à "ne pas être dupe des justifications invoquées" par Benoît Lutgen.

"A l’heure où le PS se positionne clairement en faveur du décumul, le cdH a manifestement pris peur", indique Elio Di Rupo.

Le président du PS rappelle que plusieurs formations politiques ont été concernées par les affaires et que le PS a "déjà pris des mesures nécessaires pour restaurer la confiance des citoyens envers les institutions démocratiques. Le travail se poursuit en interne et le PS espère qu’il sera rejoint par d’autres formations politiques. Face aux difficultés, le cdH a manifestement choisi de déserter."

Le Montois ne semble pas prêt à retirer ses troupes des majorités actuellement au pouvoir. Il rappelle même les mesures prises jusqu'à présent. "Récemment, tant le gouvernement wallon que le gouvernement bruxellois, auxquels les socialistes participent, ont pris des mesures radicales pour moraliser la vie publique. De surcroît, les gouvernements régionaux sont engagés dans un travail de fond pour développer l’économie et améliorer la vie quotidienne des citoyens. La décision du cdH bloque toute avancée rapide en faveur des Wallons et des Bruxellois. C’est une attitude irresponsable."

Elio Di Rupo conclut son communiqué de la sorte : "Pour sa part, le PS continue son travail pour améliorer le fonctionnement démocratique et répondre aux exigences des citoyens. Quelles que soient les circonstances, le PS, ses élus et ses militants se mobiliseront pour défendre les enjeux essentiels : le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, l’éducation…"