Politique belge

En arrivant mardi matin au château de Laeken pour y rencontrer le roi, le président du PS Elio Di Rupo avait sur les genoux un texte intitulé "message au roi". C'est ce qu'a pu voir un photographe de l'agence Belga qui se trouvait à l'entrée. Dans ce texte, le président des socialistes réitère sous une autre forme l'appel à la formation d'un gouvernement d'union nationale qu'il a lancé jeudi soir.

"Ma conviction est que tôt ou tard il faudra mettre tous les partis démocratiques autour de la table tant la réforme voulue par le nord est déterminante pour l'avenir du pays", peut-on notamment lire au début de ce message.

Le président du PS y souligne également que pour ne pas déstabiliser plus le pays, il faudrait présenter au parlement le budget 2011.

Le roi n'a pas annoncé d'initiative après ses entretiens avec neuf présidents de parti

Le roi Albert II a reçu, successivement depuis jeudi, les sept présidents des partis qui étaient impliqués jusqu'ici dans des discussions institutionnelles en vue de la formation du gouvernement mais également les présidents des partis libéraux, l'Open Vld et le MR. Le chef de l'Etat pourrait prendre une initiative mercredi matin. Mardi, aucune information ne filtrait.

Le président du PS Elio Di Rupo propose un gouvernement d'union nationale ou à défaut un gouvernement formé au départ de l'équipe sortante pour tenter de sortir de l'impasse politique dans laquelle s'est enfoncé le pays après la démission du conciliateur Johan Vande Lanotte.

Saluée par les partis francophones, l'idée de M. Di Rupo, visant à former un gouvernement socio-économique, préparer les échéances budgétaires, et mettre en place une dynamique institutionnelle passant par un accord sur BHV et Bruxelles, a été accueillie fraîchement par le CD&V et la N-VA. Depuis le 5 janvier et le rejet de la note du conciliateur, les partis francophones s'interrogent sur les positions du CD&V, notamment à l'égard de Bruxelles, non reconnue comme une Région à part entière dans une proposition visant à défédéraliser les soins de santé.

Par ailleurs, tout oppose les francophones à la N-VA. Le président des nationalistes flamands, Bart De Wever a cependant fait savoir qu'il prendrait langue avec son homologue au PS, Elio Di Rupo.

Les deux présidents se sont vu lundi midi à l'heure du déjeuner. Mardi, ils ont été reçus successivement par le roi.

A l'issue de ses entretiens de la journée, le chef de l'Etat n'a pas annoncé d'initiative. Cette annonce pourrait intervenir mercredi.