Politique belge

La tête de liste du Parti socialiste pour les élections communales à Mons, l'actuel premier échevin Nicolas Martin, a assuré lundi qu'Elio Di Rupo ne sera plus candidat bourgmestre après le scrutin du 14 octobre prochain. Les règles anti-cumul en vigueur au PS "font que demain un parlementaire ne pourra plus être ni bourgmestre ni échevin dans une grande ville. Elio Di Rupo sera candidat chef de file aux élections législatives (de mai 2019). Il a dit clairement qu'il ne serait plus candidat bourgmestre à Mons", a-t-il affirmé lors de l'émission Matin Première de la RTBF.

Avec 90% des votes en sa faveur, M. Martin a été largement plébiscité samedi par la Fédération socialiste de Mons-Borinage pour emmener la liste PS lors des communales.

L'actuel bourgmestre - et président du PS -, Elio Di Rupo, "poussera" la liste, alors que selon le code wallon de la démocratie locale, c'est le candidat qui a récolté le plus de voix sur la liste qui est nommé bourgmestre.

M. Martin s'est toutefois prévalu lundi du "soutien très appuyé des Montois lors des scrutins qui se sont déroulés ces dernières années". "J'ai eu 6.000 voix de préférence lors des élections communales de 2012 et plus de 1.000 lors des dernières élections régionales", a-t-il souligné.

En 2012, M. Di Rupo avait obtenu 14.378 voix de préférence.

"Ce sera un challenge pour moi de convaincre les Montois autour de mon projet, que je veux rassembleur, moderne, tourné vers l'avenir. Et à la tête d'une liste que je souhaite basée sur des talents expérimentés qui sortent de charge, mais aussi sur une liste rajeunie et ouverte à la société civile", a ajouté M. Nicolas Martin.