Politique belge Le président Di Rupo est en difficulté en matière d’image. La "com" est pourtant la clé de ses succès passés.

Rénovation. Subtil mariage de modernité et de tradition. Jeunisme. Musique et fêtes. Couleurs. Ce furent quelques-uns des ingrédients du succès de la communication politique initiée par Elio Di Rupo lorsqu’il est arrivé à la tête du Parti socialiste en 1999. L’importance de la "com" et des relations avec les médias, Elio Di Rupo a été l’un des premiers à la comprendre lorsqu’il s’est agi pour lui de se frotter aux cadors de son propre parti afin de conquérir la Ville de Mons. Ce goût pour le marketing politique associé à un sens inné du contact allait faire son succès durant toutes les années 1990. Une fois président, ce chimiste de formation allait pouvoir appliquer à plus grande échelle des techniques éprouvées et faire enfin sortir le PS de la naphtaline.

Le début des années 2000 fut marqué par la rénovation du siège du parti, au boulevard de l’Empereur, un changement de logo (et la disparition de la rose), l’arrivée d’une équipe jeune férue de nouvelles technologies qui allaient modeler une communication plus réfléchie que jamais et toujours imbriquée harmonieusement avec l’action politique du PS et de ses mandataires. Vidéos musicales, fêtes populaires rythmées à l’électro allaient bientôt redorer le blason du parti et attirer la jeunesse à lui. L’alchimie fut parfaite avec le sens politique particulièrement aiguisé d’un Elio Di Rupo qui a maintenu son parti à des sommets électoraux malgré le retour des scandales. Cette efficacité allait permettre au parti de se maintenir après les élections de 2009, puis de 2010.