Politique belge

L'histoire de Brussels Airlines "s'est écrite en allemand dès 2008". Les Belges ont vendu Brussels Airlines à la Lufthansa mais ils ont laissé filer la Sabena auparavant, a commenté mardi matin le ministre bruxellois de l'Economie. Didier Gosuin était interrogé par "La Première" (RTBF), à la veille de l'arrivée à Bruxelles du patron d'Eurowings, filiale de la Lufthansa, qui expliquera mercredi la stratégie de la maison-mère concernant Brussels Airlines.

"Dès le moment où l'on remet les clés et le portefeuille à la Luftansa, il ne faut pas s'étonner... Il est exagéré de parler de coup d'état dès lors que vous donnez la majorité des actions", a commenté Didier Gosuin. Pour le ministre bruxellois de l'Economie, "nous ne maîtrisons et ne maîtriserons plus rien. Il n'y a plus de patriotisme économique belge depuis 40 à 50 ans". A ses yeux, Carrefour (Ndlr: ex-GB) est ainsi "le résultat de la vente d'avoirs belges et de l'absence de consensus belge".

"J'aurais voulu que ces patrons se manifestent en 2008 et même avant pour consolider la Sabena" a-t-il ajouté, à propos de la carte blanche publiée dimanche par une cinquantaine de patrons belges, tant flamands que francophones, pour que Brussels Airlines "reste une compagnie aérienne forte ancrée à Bruxelles".

Interrogé sur la prétendue menace que les normes bruxelloises de bruit, dont il fut l'auteur en 1999, font planer sur l'économie et emploi à l'aéroport national, Didier Gosuin a souligné que l'augmentation du nombre de passagers et des activités au cours des dix dernières années démontrait le contraire. Selon lui, l'ensemble des aéroports allemands sont régis par des normes similaires à celles qu'il a mises en place à Bruxelles.


Régionaliser l'enseignement: "Ce sont évidemment des sottises"

L'idée de régionaliser l'enseignement telle que le propose le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) est "stupide" car elle ne répond pas au problème de l'enseignement, elle nécessiterait une réforme institutionnelle et imposerait que la Communauté flamande renonce à sa compétence sur l'enseignement à Bruxelles. Tel est le point de vue exprimé mardi matin par le ministre bruxellois de l'Emploi et de l'Economie Didier Gosduin (DéFI), sur les ondes de "La Première" (RTBF). "Ce sont évidemment des sottises. Régionaliser, c'est toujours la solution d'un certain nombre d'hommes politiques qui croient qu'en redivisant ce pays, en faisant de l'institutionnel, on va trouver les bonnes solutions, mais ce n'est pas vrai", a commenté le chef de file de DéFI, interrogé par La Première.

Celui-ci ne nie pas l'existence d'un "problème avec l'enseignement". Mais il n'est, selon lui, pas lié au fait que ce secteur est géré par la fédération. C'est parce que le monde enseignant refuse de travailler avec le monde économique et que l'on refuse de mettre en place des formations à moitié en entreprise et à moitié à l'école, alors que l'enseignement qualifiant est en crise, a jugé Didier Gosuin.