Politique belge

La volonté de la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block de restreindre l'ouverture du don de sang des homosexuels à la condition qu'ils aient respecté un an d'abstinence montre, qu'une nouvelle fois, des pratiques sexuelles sont décriées pour exclure, a dénoncé mardi le député wallon Bruno Lefebvre (PS).

Pour le député-bourgmestre de Chièvres, initiateur d'une résolution au parlement wallon en faveur du don de sang des homosexuels, le critère à prendre en compte doit certes être celui des pratiques protégées, mais quelle que soit l'orientation sexuelle. Ce n'est qu'en fonction de cela qu'il convient de définir une éventuelle période d'interdiction.

Une législation telle que proposée par la ministre Open Vld "va une nouvelle fois stigmatiser une communauté et non pas des comportements sexuels à risque, et placer la Belgique dans les pays les plus rétrogrades d'Europe", craint M. Lefebvre. "Il n'y a pas de groupe ou de populations à risque, mais bien des pratiques sexuelles risquées", résume le député, qui insiste sur le renforcement des actions de sensibilisation auprès des jeunes et des moins jeunes.