Politique belge

Suite à la parution de notre article concernant la création d'une nouvelle offre politique en Belgique francophone, plusieurs membres du groupe E-Change ont affirmé ce mercredi matin qu'il ne s'agissait que d'une simple plateforme de réflexion.

Mais nous maintenons toutefois nos informations. A bonne source, l'option de création d'un nouveau parti en vue des élections de 2019 est bien sur la table d'E-Change. Pourtant, sur les réseaux sociaux, le bourgmestre d'Amay, Jean-Michel Javaux, au cœur de ce dossier, a affirmé ce matin ne pas chercher à créer un nouveau parti politique mais plutôt à "proposer des réflexions entre membres de la société civile et politiques sur une autre façon d'avoir un impact sur la société". Selon lui toujours, "une grande partie des membres de ce groupe n'a aucune ambition de faire une carrière politique et souhaite absolument garder leur indépendance. Et on ne créera pas une nouvelle offre politique avec des personnes qui ont 10-15-20 ans de légitimité au sein de leur mouvement avec lequel ils n'ont aucun problème"

De même, le professeur d'université Baudouin Meunier, ancien directeur chez Bpost et de Belgacom et ancien manager des cliniques Mont-Godinne, nous a contactés pour insister sur le fait qu' E-Change est un groupe de réflexion ouvert sur la gouvernance et n'a pas vocation à devenir un parti. La ministre de la Culture, Alda Greoli (CDH), sur les ondes de la Première ce matin, a donné la même version.

Toutefois, encore récemment, le groupe E-Change s'était donné une ligne de conduite fixant les élections de 2019 comme un cap où un nouveau mouvement politique aurait pu émerger. L'option était clairement sur la table, nous confirment plusieurs membres d'E-Change. Il semblerait toutefois que Jean-Michel Javaux n'était pas, au sein du groupe de réflexion, le partisan le plus chaud du lancement d'une nouvelle formation sur cette base. "On est inspiré par l'itinéraire de Macron même s'il ne s'agit pas de faire forcément la même chose, confie une source interne. L'idée est de faire émerger une nouvelle génération politique grâce à une plateforme souple où les origines politiques des différents membres auraient été respectées".

Comme nous l'écrivions, le fait que Benoît Lutgen, président du CDH, a rebattu les cartes de l'échiquier francophone le 19 juin dernier a compliqué la tâche de ceux qui, au sein de E-Change, voulaient créer cette structure…