Édito: Deux Liégeois

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Politique belge

Didier Reynders est devenu, il y a peu, président de la fédération bruxelloise du MR. Dans quelque temps, Laurette Onkelinx sera présidente de la fédération bruxelloise du PS. La confrontation électorale en vue ne peut avoir que des avantages.

Le premier : la présence de ces deux "poids lourds" dans le combat électoral de la capitale va placer, de facto, Bruxelles, la ville et la région, au centre des enjeux de la triple élection de 2014. Confédéralisme, séparatisme... Face aux dangers que pourrait représenter une poussée de la N-VA éventuellement alliée au CD&V - qui change de projet comme de chemise -, il est essentiel que chacun se positionne à l’égard de Bruxelles, la capitale de tous et pourtant, souvent, la mal aimée de tous. Or, Bruxelles peut être le pilier, le point d’équilibre, d’un Etat redessiné, modernisé, le trait d’union entre le Nord et le Sud et non le simple faire-valoir de l’une ou l’autre région lorsqu’elle s’exporte. Bruxelles, c’est à la fois le nœud et le cœur du pays. Les projets flamands à son égard - qui la nient - sont insupportables. Les francophones sont souvent généreux dans leur discours, plus frileux dans leurs actes.

Le deuxième : pour que Bruxelles mérite l’attention de tous, elle doit accepter de se réformer. Est-ce vraiment un hasard si ce sont deux Liégeois qui reprennent les rênes de leur parti à Bruxelles ? Le manque de vision à long terme est flagrant et la superposition des institutions est paralysante. Tout cela mérite une réflexion en profondeur. Oui, Bruxelles est sous-financée, aucune autre capitale n’est ainsi mal traitée. Mais nier les problèmes, refuser le débat sur la tuyauterie interne, alimente le sentiment que les Bruxellois ne veulent toucher à rien. Chacun va devoir se dévoiler et dire ce qu’ils proposent pour que Bruxelles soit belle, accueillante, efficace. Tant mieux.

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