Edito: il y a un an

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Politique belge

Que penser du travail accompli par le gouvernement fédéral ? Utilisons trois critères.

Le premier est historique. Pour mesurer les pas, il faut - fût-ce un instant - se souvenir de l’endroit où les hommes politiques étaient il y a un an. Nulle part. Perdus dans le brouillard, errant comme des poules sans tête. Puis il y eut ce formateur, encore hésitant, qui proposa aux présidents de partis d’escalader l’Himalaya à mains nues, sans équipement, sous l’œil narquois des "snipers" de la N-VA. Franchement, personne ne donnait cher de cette mission. Un an plus tard, la Belgique a un gouvernement, un budget, un projet. Qui l’eut cru ?

Le deuxième critère est thématique. Le contrôle budgétaire et la stratégie de relance présentés par le gouvernement constituent des éléments positifs pour stimuler la création d’emplois, en particulier des publics fragilisés. Cette relance est encore très insuffisante. L’Union européenne proposait d’y consacrer 1,2 % du PIB, là où le gouvernement n’a dégagé qu’une poignée de millions. Mais les mesures prises vont dans le bon sens. Et il est vrai aussi que la meilleure relance, c’est la réduction du déficit. Si la Belgique a retrouvé une crédibilité financière, c’est grâce à la rigueur budgétaire de tous les instants.

Le troisième critère est politique. On pourrait croire qu’avec ces acquis, les Belges sont plus ou moins contents. Or, en Flandre, les électeurs semblent encore et toujours séduits par les discours simplistes et populistes d’une N-VA, qui n’a jamais rien prouvé, qui vend l’illusion d’un bonheur. Mais le vent tourne en Flandre. Car la N-VA regorge à présent d’individus peu recommandables en provenance du Belang. Le ver est dans le fruit. Il pourrait se flétrir, voire pourrir. Ce serait, là, une autre grande victoire.

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