Politique belge

Cela devient insupportable. Non cela ne devient pas : c’est insupportable.

Quoi ? L’attitude du CD&V, ce parti de girouettes, de pleutres et de mollassons. Désolé, mais on en est là. Tout un pays est soumis au bon vouloir ou plutôt à l’inconstance des dirigeants du CD&V. Oui, le grand parti démocrate chrétien flamand, celui qui a livré tant et tant d’hommes d’Etat à ce pays.

Qu’en reste-t-il ? Rien. Un parti d’hommes émotifs, perdus, opportunistes. Le sens de l’intérêt général a définitivement quitté ce parti. Et ceux qui tentent encore de maintenir un semblant de sens de l’Etat, Yves Leterme par exemple, n’osent quasiment plus s’exprimer à l’intérieur des instances du CD&V, un parti désormais aux mains d’apprentis sorciers. Ces Voldemort qui rôdent rue de la Loi.

Excessif ? Non, ce qui est excessif, c’est l’emprise qu’exercent sur ce parti les tenants de la ligne radicale et suicidaire, les amis d’un Kris Peeters, dont le seul objectif est de se maintenir à son poste avec la bénédiction du patron de la N-VA.

Dans quelques années, peut-être, les historiens se livreront à de subtiles analyses sur ces mois, tristes et maussades, que la Belgique vit. Peut-être décèleront-ils dans les jeux politiciens du moment, l’origine du mouvement qui conduisit la Belgique à son éclatement Car au train où vont les choses, on peut se demander qui parviendra encore à ramener les pyromanes flamands à la raison. On savait ceux de la N-VA perdus à la jamais dans leur nationalisme bête et méchant. Mais il y a ceux, plus sournois, du CD&V. Peut-être sont-ils pires.