Politique belge

Poussé par certains au sein de sa formation à jouer un rôle à la Région bruxelloise ou à l'Europe, le vice-premier ministre MR Didier Reynders a indiqué ce lundi sur La Première qu'il comptait bien se maintenir comme tête de liste à la Chambre à Bruxelles lors des prochaines élections de mai 2019. "Je serai probablement tête de liste à la Chambre, comme je l'ai toujours été. Je compte le rester avec un impact sur la gestion de l'ensemble du pays, et sur la Région si nous venons aux responsabilités", a-t-il indiqué.

A la Région bruxelloise, M. Reynders, président de l'arrondissement bruxellois du MR, mise plutôt sur un représentant de la nouvelle génération. "Il y a des jeunes qui ont connu des résultats assez remarquables dans plusieurs communes, cela va renouveler le groupe à la Région bruxelloise", a-t-il précisé. Didier Reynders n'estime donc pas qu'il renvient à Vincent De Wolf, qui était tête de liste en 2014, d'occuper cette place. 

Au lendemain des élections communales, à la suite desquelles le MR a été renvoyé dans l'opposition dans une série de communes bruxelloises, Didier Reynders s'était vu reprocher un manque d'implication dans la campagne par le bourgmestre d'Uccle Boris Dilliès. "Ce n'est pas l'analyse qui a été retenue en interne", réplique Didier Reynders. Selon lui, cette critique émanait d'une personne, le bourgmestre d'Uccle, dont on peut comprendre la volonté de "trouver un bouc émissaire quand, sur le plan personnel, on a perdu 15% de ses voix dans sa commune, et sa majorité absolue".

Didier Reynders dit avoir fait le choix de ne pas se présenter aux élections communales à Uccle après le débat sur le cumul. "Je veux bien assumer beaucoup de responsabilités quand je suis candidat. Quand je ne le suis pas, c'est plus compliqué. Mais c'est une réaction, je crois, liée à une défaite électorale d'une seule personne", a-t-il précisé.