Politique belge

Le Parti populaire a annoncé samedi la présence de 53 listes pour les élections communales d'octobre prochain, sur les 281 communes de Wallonie et de Bruxelles. 

Il espère en constituer trente à quarante autres d'ici le scrutin. Le PP présentera en outre des listes provinciales partout. La petite formation politique (un député et deux conseillers communaux), qui tenait un congrès samedi à Bruxelles, rejette toujours l'étiquette d'extrême-droite, tout en se réjouissant de la montée de plusieurs partis extrémistes (Allemagne, Autriche, Tchéquie).

Son président, l'avocat d'affaires Mischaël Modrikamen, en a profité pour vilipender une nouvelle fois l'Europe - avec laquelle il est en délicatesse dans une affaire de fraude aux subsides, qu'il réfute -, les médias, les partis traditionnels (PS et Ecolo en tête), les élites mondialisées et le multiculturalisme, en jouant notamment sur le dégoût des scandales récents, les craintes sécuritaires et celles d'une partie de la population envers les immigrés ou l'islam.

Son programme passe notamment par un important durcissement sécuritaire et migratoire, une réduction drastique des impôts, un renforcement des règles de gouvernance ainsi que le bien-être animal.