Elections communales : quid du vote életronique ?

Belga Publié le - Mis à jour le

Politique belge

Le gouvernement fédéral n'investira dans l'acquisition d'ordinateurs pour le vote électronique que pour remplacer le matériel des communes qui en sont déjà équipées, a-t-on appris vendredi à l'issue d'un Conseil des ministres. La décision contrecarre les projets du gouvernement flamand, qui voulait étendre le vote électronique à tous les villes de plus de 25.000 habitants. Elle ne change par contre pas grand chose en Wallonie et à Bruxelles.

En vertu d'un accord conclu entre le fédéral et les entités fédérées, un nouveau système de vote électronique est actuellement en voie d'élaboration, afin de remplacer les ordinateurs très datés utilisés actuellement. Le niveau fédéral doit intervenir à hauteur de 20%, les régions prenant à leur charge la part la plus importante des coûts.

La Région wallonne a décidé de ne pas participer au nouveau système. Elle ne recevra donc pas de nouvelles machines. Trente-neuf communes recourent toutefois déjà au vote électronique et continueront à le faire en 2012. Pour ce faire, les ordinateurs actuels (déjà très anciens) seront contrôlés avant d'être remis en service, a-t-on indiqué au cabinet du ministre des Affaires intérieures, Paul Furlan.

En Région bruxelloise, le vote se déroule actuellement déjà sous format électronique dans les 19 communes avec des appareils qui affichent déjà plusieurs années au compteur. La restriction du fédéral n'aura donc pas d'impact d'autant que le nouvel équipement ne devrait être installé à titre d'expérence-pilote en vue des communales, que dans deux communes, sous réserve d'un feu vert définitif du gouvernement Picqué.

Ce n'est qu'ensuite qu'en vue des scrutins suivants que le nouveau système pourait être installé dans les autres communes, a-t-on indiqué en substance vendredi au cabinet du ministre-président bruxellois Charle Picqué.

Du côté flamand, par contre, la décision hypothèque les plans visant à développer largement le vote électronique. Le gouvernement flamand avait pressé le fédéral de rendre une décision favorable cette semaine encore.

La ministre de l'Intérieur, Joëlle Milquet, a adressé vendredi une lettre au ministre-président flamand, Kris Peeters, pour lui expliquer la décision fédérale, qui se justifie par les impératifs budgétaires. "En période de crise, ce n'est peut-être pas le moment d'investir pour étendre le vote électronique à de nouvelles communes", a-t-elle expliqué à l'agence Belga, tout en assurant que le fédéral honorerait ses engagements.

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