Politique belge

Le fait que des illégaux libérés sous caution de prison soient ensuite expulsés est avant tout la conséquence des problèmes de capacité des établissements pénitentiaires en Belgique, a estimé mardi matin le secrétaire d'État à l'Asile et la Migration Theo Francken (N-VA) sur les ondes de Radio 1.

L'Office des étrangers a indiqué lundi soir qu'il était à nouveau sur le point d'expulser un Albanais qui a été libéré sous caution. Cette situation rappelle celle de Safet Rustemi, un autre Albanais, renvoyé l'an dernier alors qu'il était en attente de jugement et qui figure désormais sur la liste des criminels les plus recherchés de Belgique.

"Il y a un problème de capacité dans les prisons depuis des années. De ce fait, il y a énormément de gens qui sont libérés sous conditions, y compris des personnes pour lesquelles on peut s'inquiéter de la sortie. Ce sont souvent des illégaux, des gens sans adresse légale", a commenté Theo Francken. "Comment allez-vous les retrouver ensuite? Si j'en ai la possibilité, je les expulse. Les illégaux n'ont pas leur place ici, les criminels illégaux certainement pas", a-t-il ajouté.

L'Albanais en question a été interpellé à la mi-juillet et est soupçonné de délits mineurs liés à la drogue. Il a été rapidement libéré par le juge d'instruction, contre le paiement de la somme de 5.000 euros et l'ordre de rester à disposition de la justice. L'homme, qui séjournait illégalement en Belgique, s'est ensuite vu signifier un ordre de quitter le territoire par l'Office des étrangers. Il devrait être placé ce mardi en centre fermé en vue de son expulsion.

Une mesure administrative que défend Theo Francken. "Etre en séjour illégal est aussi un délit et la loi sur les étrangers est en vigueur si la Justice a décidé de libérer cette personne sous conditions. Cela signifie que nous devons suivre la procédure administrative", pointe-t-il.