Politique belge

Si une "suédoise" fédérale reconduite en 2019 tend la main au cdH, les humanistes refuseront l'invitation, assure dans un entretien au Soir la ministre des gouvernements wallon et de Communauté française Alda Greoli. 

"Le CDH a toujours été très clair: pas avec les nationalistes. Entre la N-VA et la Sécurité sociale, comment voulez-vous que je fasse? Ce n'est pas possible", indique la centriste dans un entretien publié samedi, veille de congrès cdH consacré aux élections communales de 2018. La même ligne est suivie par le président des humanistes, Benoît Lutgen, dont les propos sont publiés le même jour par Sudpresse. 

"Je ne vois pas aujourd'hui les éléments qui pourraient faire changer notre position par rapport à 2014", répond le Bastognard au sujet d'une éventuelle alliance future avec la N-VA. "J'ai parfois l'impression que certains ministres N-VA viennent d'être désignés tous les jours la veille au soir. Trois ans plus tard, c'est inquiétant. Ils sont dans le commentaire politique, pas dans l'action. On attend autre chose de ministres."

Notamment ministre de l'Action sociale et de la Santé dans l'exécutif wallon, et en charge de la Culture pour la Fédération Wallonie-Bruxelles, Alda Greoli pointe quant à elle les dossiers chauds de la Sécu, et accuse les nationalistes flamands de "rendre communautaire n'importe quelle question", notamment celle des numéros Inami pourtant gérée par l'Open VLD Maggie De Block (mais "quel est son poids au gouvernement face à la N-VA?").

A l'échelon local, pour les élections communales de l'an prochain, la ministre sera "dernière sur la liste CDH", annonce-t-elle. "Parce que ma volonté est d'être ministre jusqu'au dernier jour de mon mandat. Et je ne veux pas de faux messages à l'électeur".