Politique belge Jolie passe d'armes au Parlement ce jeudi après-midi en séance plénière du Parlement. 

Trois députés - Meyrem Almaci de Groen, Marc Van Hees du PTB et Veerle Wouters (indépendante ; ex-N-VA) – ont en effet remis sur le tapis la nomination au Conseil de Régence de la Banque nationale de Belgique (BNB) de Cédric Frère, petit-fils d'Albert Frère et interrogé le ministre des Finances Johan Van Overtveldt de façon assez virulente. "C'est de la politique d'un autre temps. Cela en dit long sur la manière dont la N-VA est devenue (N-VA) un parti de pouvoir ordinaire. Votre parti, monsieur le Ministre, rit au nez de son électorat en autorisant cette nomination. Ce sont juste des magouilles politiques », fulminait Meyrem Almaci. 

"La Belgique, un état féodal, une république bananière ?", s'interrogeait Marco Van Hees, lequel interrogeait le ministre sur la succession des Frère au Conseil de régence de la BNB - "Albert cède sa place à son fils Gérard, avant de voir son petit-fils débarquer à sa suite, incroyable, non ?". Et Veerle Wouters de conclure les questions sur la nomination de celui qui fit carrière dans la gestion de fortune à la Banque Degroof Petercam et à la Royal Bank of Scotland (RBS) : "On entend beaucoup parler au niveau gouvernemental du slogan "jobs, jobs, jobs" mais ce que je constate, ironisait la députée, c'est qu'on assiste surtout à la création d'emplois pour vos amis politiques". 

Stoïque, le ministre de l'intérieur et Vice-Premier ministre Jan Jambon (N-VA), répondant à la place de Johan Van Overtveldt, expliqua très calmement que le Conseil de Régence reflète la composition de la société civile et les différentes instances socio-économiques et la parité linguistique. "Des représentants des travailleurs sont aussi nommés", rappelait Jan Jambon. Lequel, en filigranes, ne voyait pas de souci à ce qu'une personne ayant une belle carrière derrière lui, dans le monde de la gestion de fortune, fasse son entrée dans le Conseil de Régence. "Un conseil qui, je le rappelle, ne s'occupe pas de politique monétaire, ni de contrôle prudentiel". Une réponse qui n'a pas plu à l'opposition, manifestement très remontée. "Ce sont juste des magouilles poltiques", a matelé Veerle Wouters.