Politique belge

Aujourd’hui retiré dans "son Ardenne profonde" comme il aime à le souligner avec affection, Guy Lutgen, 81 ans, observe sans broncher l'opération de largage des socialistes enclenchée en Wallonie et à Bruxelles par son fils Benoît, le président du CDH. "Sa décision ?Je vous le jure, je n'en savais rien (…). Mon opinion est que Benoît n'avait pas conclu d'accords préalablement. J'imagine qu'il devait avoir un filet au niveau wallon mais je n'en suis même pas certain".

La trahison en politique? L'ex-ministre PSC et ancien bourgmestre de Bastogne en sait quelque chose. "Philippe Collard (NdlR : ancien poulain du Guy Lutgen passé au MCC, l'homme avait éjecté son 'mentor' du mayorat de Bastogne lors des élections communales de 2000) a tout eu de moi. Pendant des années, j’ai imaginé que c’était Gérard Deprez, fondateur du MCC, qui l’avait attiré dans ses filets afin de me faire perdre le mayorat de Bastogne. Aujourd’hui, je commence à croire que Gérard ne m’aurait pas fait un coup pareil...".

Dans un ultime entretien de près de quatre heures accordé à "La Libre", celui qu'on surnommait jadis le "Kennedy bastognard" revient pour la première fois sur le mystérieux conflit qui oppose ses deux fils, Jean-Pierre (NdlR : fondateur et CEO de la marque Ice Watch) et Benoît.

L'Ardennais se confie aussi. Sa famille, la guerre, la mort... Et tire sa révérence.

Découvrez l'intégralité de l'entretien ce samedi dans La Libre Belgique sur LaLibre.be.