Politique belge

Ce lundi matin, lors d'un point presse, Joëlle Milquet a annoncé sa démission. Elle a précisé qu'elle remettait son mandat ministériel à la disposition du parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

C'est entourée de ses avocats que Joëlle Milquet (CDH) a fait le point, pour la première fois, sur la procédure judiciaire dont elle fait l’objet. La ministre de l'Education, de la Culture et de l’Enfance en FWB est inculpée, depuis la fin de la semaine dernière, de prise illégale d'intérêt dans le dossier des "emplois fictifs". Elle est soupçonnée par la Justice d'avoir engagé des collaborateurs pour participer à sa campagne électorale en 2014, lorsqu'elle était ministre fédérale de l'Intérieur. Une grande partie de ces nouveaux collaborateurs s'étaient par la suite retrouvés sur les listes du CDH.

Elle s'est défendue ce lundi, stipulant qu'il s'agit d'une interprétation inédite, large et erronée de l'article 245 code pénal. Selon elle, "ce sont tous les cabinets ministériels qui voient leur fonctionnement mis en cause" (voir ici).

En plus de cette affaire judiciaire, la tête de liste CDH à Bruxelles est particulièrement malmenée dans les sondages. Notre baromètre politique indiquait ce week-end qu'elle ne récolte plus que 12% d'opinions favorables dans la capitale, région dans laquelle le CDH ne cesse de reculer.


Qui pour succéder à Joëlle Milquet ?

Plusieurs questions se posent désormais quant à la succession de Joëlle Milquet. Les noms de Catherine Fonck et (surtout) de Marie-Martine Schyns sont évoqués en vue d'une remplacement de la ministre dans ses fonctions. Rien ne dit cependant que ses trois portefeuilles (Education, Culture et Enfance) ne seront pas scindés. Cela dit, la création d'un nouveau ministère régional pourrait freiner un tel changement.


Joëlle Milquet occupe également une place d'importance dans la capitale puisqu'elle est chef de file du CDH en Région bruxelloise. La décision revient désormais à Benoît Lutgen, le président des Humanistes, de lui désigner un successeur ou de la laisser en place.