Politique belge

Kris Peeters, vice-Premier ministre CD&V, recadre Theo Francken pour sa communication dans le dossier des Soudanais. Il ouvre la porte au CDH pour 2019. Il demande que chaque ministre respecte loyalement l'accord de l'été. Entretien.

Kris Peeters a besoin de faire du sport pour gérer le stress de la vie politique au fédéral. Depuis 2014, le vice-Premier ministre CD&V doit, il est vrai, faire de la résistance face aux exigences de la N-VA et de l’Open VLD au sein de la majorité. Pour rester en forme, son truc, c’est le triathlon. Il vient d’achever celui de Malines : 1,5 km à la nage puis 40 km en vélo pour terminer par une course à pied de 10 km. Au top de sa forme, il commente l’actualité, très chargée, de cette rentrée politique.

Le Premier ministre a indiqué mardi, en commission du Parlement, que la collaboration avec le Soudan sur l’identification de migrants, ici, à Bruxelles, n’avait pas fait l’objet d’un accord au conseil des ministres. Vous n’étiez pas informé ?

Effectivement, il n’y a pas eu une décision au sein du conseil des ministres.

N’auriez-vous pas dû être informé ?

La situation est très délicate. On a des personnes en situation illégale dont une grande partie ne veut pas demander l’asile. On est, en plus, face à une dictature. Dans une situation aussi sensible, il est normal de demander aux ambassades de coopérer pour trouver une solution humaine. Mais, dans le cas du Soudan, une équipe de responsables locaux a été envoyée en Belgique. Et cela, c’est encore plus délicat. Pour moi, renvoyer des personnes au Soudan, ce n’est pas du tout évident. On doit être prudent, trouver des solutions humaines. Mais quand on a une communication très dure comme celle de Theo Francken (N-VA), ça complique énormément.

Plus que le fond du problème, c’est la forme qui vous interpelle ?

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