Politique belge Si le rapport sur le sort des Soudanais expulsés était accablant, Theo Francken devra faire un choix : rester ou partir. S’il ne démissionnait pas, les partenaires de la N-VA au sein de la "suédoise" seraient soumis à une pression maximale. Analyse.

Jamais un secrétaire d’Etat n’aura fait parler autant de lui dans l’histoire belge… A peine nommé en octobre 2014, Theo Francken était déjà au centre d’une polémique qui aurait pu lui coûter son portefeuille : le jour même de sa prestation de serment au Palais royal, il avait participé à la fête d’anniversaire d’un ancien collaborateur du régime nazi… Déjà à l’époque, l’opposition avait réclamé avec virulence sa démission. Il s’en était sorti, mais de justesse.

La question de sa démission va-t-elle de nouveau se poser fin janvier ? C’est à ce moment que devrait s’achever l’enquête du CGRA (Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides) sur la réalité des tortures dont disent avoir été victimes des Soudanais expulsés de Belgique. Sachant que Theo Francken avait été averti par le CGRA du risque encouru par les migrants soudanais renvoyés dans leur pays, s’il est prouvé que certaines de ces personnes ont bien été torturées, alors, la pression sera maximale sur la star montante de la N-VA.