L'ambiance du gouvernement? "Pragmatique"

C.Gr. Publié le - Mis à jour le

Politique belge Di Rupo 1er passera-t-il l'hiver? Après 541 jours de crise politique inédite, le gouvernement Papillon est sur les rails. Mais pour combien de temps? Les élections communales d'octobre place les partis en campagne quelques semaines à peine après l'instauration de l'équipe fédérale. Régis Dandoy, politologue au Cévipol (ULB) répondait aux questions des internautes de lalibre.be ce jeudi midi.

Tiendra? Tiendra pas? "Les partis flamands n'ont aujourd'hui aucun intérêt à faire tomber le gouvernement car cela risquerait d'entraîner de nouvelles élections et, par définition, une nouvelle victoire de la N-VA" explique le politologue. Mais Régis Dandoy ajoute de suite que l'ambiance n'est pas ultra-positive au sein de l'équipe gouvernementale: "L'ambiance est pragmatique. La coalition n'est pas idéale pour de nombreux partis (...)Mais ils ont tous intérêt à préserver un climat serein et constructif".

La perspective des élections communales aura-t-elle des conséquences sur le travail de ce gouvernement tant attendu? "Pas mal de ministres fédéraux et régionaux seront également candidats pour les élections communales de 2012. Ils risquent de ne pas consacrer l'entièreté de leur temps aux affaires fédérales et régionales mais ils reposent sur des cabinets et un staff qui prendra les choses en main pendant cette période. De plus, les résultats des élections communales risquent de produire certains remaniements ministériels à tous les niveaux".

Si ce gouvernement Di Rupo 1er devait prendre l'eau avant l'échéance de 2014, plusieurs scénarios seraient possibles: "On n'est jamais à l'abri d'un revirement de position ou d'une radicalisation dans le discours de l'un ou de l'autre parti" explique Régis Dandoy. "Le scénario le plus probable en cas de chute du gouvernement Di Rupo est celui du renouvellement de la coalition en place mais avec un nouveau Premier Ministre (vraisemblablement flamand). Mais, il comprendrait les mêmes partis qu'actuellement au gouvernement fédéral".

A la question de savoir à quoi ressemblerait un gouvernement avec la N-VA, le politologue précise que cela ne signifierait pas la fin de la Belgique mais un gouvernement économiquement nettement plus à droite. Et de préciser: " Les partis francophones n'ont aucun intérêt à une radicalisation du débat communautaire en Flandre. Au contraire, ils ont un intérêt à ce que leurs partenaires au gouvernement retrouvent une certaine santé électorale, à la fois pour la stabilité du gouvernement et pour la sérénité du débat communautaire".

Relisez l'intégralité de l'échange entre Régis Dandoy (ULB) et les internautes ci-dessous.

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