Politique belge

Il y a presque un an, le seul député du Parti populaire (PP) élu au Parlement wallon, André-Pierre Puget (49 ans), quittait le parti présidé par l’avocat Mischaël Modrikamen, considérant, à l’époque, que la ligne prise par le Parti populaire ne répondait plus à son engagement politique. La communication du parti axée essentiellement sur l’immigration ne plaisait plus au député élu sur la circonscription de Liège.

Après avoir été cité au MR et au CDH, André-Pierre Puget va finalement rallier le parti créé et présidé par Aldo-Michel Mungo (un autre ex-PP). "J’aurai un rôle de porte-parole du parti en Wallonie. Mais nous sommes, avant tout, un groupe soudé et nous voulons créer une dynamique porteuse. Les idées de droite au MR, elles n’existent plus beaucoup."

André-Pierre Puget se revendique comme étant catholique et belgicain. Mais, ponctue-t-il, "je combats tous les extrémismes, même l’extrémisme catholique. En France, et même si sur les questions sociétales je ne suis pas forcément en phase avec lui, au niveau économique, je soutiens François Fillon."

Il propose ainsi de "stopper les subsides vers les entreprises et les PME. Je sais ce que c’est de créer une entreprise, mais sans la bonne carte politique, on n’a pas droit aux subsides. Au lieu de ça il faut réduire les charges, cela prendra vingt ans mais c’est ainsi que l’on pourra redresser la Wallonie." Sur la question de l’immigration, André-Pierre Puget se positionne de la sorte : "J’en veux à l’Europe d’avoir laissé se mettre en place ce flux migratoire incontrôlé. Je pense qu’il faut accentuer l’aide au développement dans les pays émergents pour régler une partie du problème. Il me semble nécessaire aussi de créer dans leurs pays des camps sous l’égide de l’Onu pour éviter que les gens se noient en Méditerranée."

Une coupole ouverte à tous

Actuellement nommé La Droite, le parti que rejoint André-Pierre Puget va désormais évoluer sous une nouvelle coupole appelée La Droite citoyenne. "Nous voulons permettre à des gens qui ne veulent pas intégrer un parti politique de nous rejoindre pour les prochaines élections", explique le président du parti, Aldo-Michel Mungo. Avec ce ralliement, le président est ravi d’annoncer que le parti va faire son entrée au sein d’une assemblée. C’est vrai et faux à la fois. Habituellement, lorsqu’un député quitte le parti pour lequel il a été élu, il continue de siéger comme indépendant. On n’accepte pas de nouveaux noms en cours de législature.Stéphane Tassin