Politique belge

"La Belgique sans les Juifs n'est pas la Belgique", a affirmé mercredi le Premier ministre, Charles Michel, lors d'une cérémonie organisée à la Grande Synagogue de Bruxelles pour les 70 ans d'Israël en présence de l'ambassadeur de l'Etat hébreu. Dans son discours, le chef de gouvernement a insisté sur la contribution de la communauté juive au développement de la Belgique, que ce soit dans les arts, les sciences, la recherche, l'innovation ou dans les domaines économiques et sociaux.

M. Michel a également condamné l'antisémitisme à l'heure où celui-ci renaît en Europe. "Notre solidarité contre l'antisémitisme est inconditionnelle et totale", a-t-il dit.

"Nous sommes lucides: tous les jours, nos valeurs sont mises à l'épreuve. Des actes antisémites et négationnistes sont encore commis en Belgique. Je ne peux pas l'accepter. Notre pays ne peut pas l'accepter", a-t-il ajouté.

L'an passé, le Premier ministre s'est rendu en Israël et dans les Territoire palestiniens. Il s'est recueilli à cette occasion au Mémorial Yad Vashem de Jerusalem.

"Nous sommes rassemblés dans la douleur et le traumatisme de la Shoah", a-t-il expliqué mercredi, en rappelant que sur les 27.000 Justes parmi les nations, 1.731 sont Belges. "Ils sont l'honneur et la fierté de notre pays. Ils sont notre dignité".

Dès le 29 janvier 1949, la Belgique a reconnu l'Etat d'Israël. "Depuis 70 ans, des liens extrêmement forts sont tissés entre nos deux pays", a encore dit M. Michel.