Politique belge

La Chambre a adopté jeudi soir le budget 2018, majorité contre opposition. Les discussions ont été marquées mercredi et jeudi par la polémique sur le pacte énergétique et les demandes répétées de l'opposition d'entendre le Premier ministre Charles Michel. Celui-ci s'est finalement exprimé jeudi après-midi. La Chambre doit encore adopter le projet de loi-programme comprenant les mesures acommpagnant le budget, ainsi que le projet de loi de relance économique qui intègre quelques nouvelles réformes fiscales approuvées durant l'été par le gouvernement, dont la réforme de l'impôt des sociétés.

Le gouvernement a obtenu l'examen de ces textes par la procédure d'urgence. L'opposition a protesté contre cette façon de faire alors qu'elle devra examiner vendredi 1.500 pages de documents distribuées ce jeudi.

La Chambre adopte les peines de sûreté

La Chambre a adopté jeudi le projet de loi qui instaure des peines de sûreté, l'une des mesures annoncées à la suite du conseil des ministres extraordinaire "sécurité-justice" du mois de mai. La majorité a voté pour, l'opposition contre, à l'exception du cdH et du sp.a qui se sont abstenus. Le nouveau dispositif permettra au juge d'imposer un minimum de peine de prison à purger avant d'obtenir une libération conditionnelle. Ce minimum sera compris entre un tiers et deux tiers de la peine lorsqu'il s'agira de crimes contre la sûreté de l'Etat, d'infractions terroristes ou au droit humanitaire, de viol ayant entraîné la mort, de torture ou d'enlèvement d'un mineur ayant entraîné sa mort.

La peine de sûreté pourra également être appliquée à l'assassinat d'un policier.

Si la peine prononcée est de plus de trente ans, le minimum à purger pourra être fixé à 15 ans et s'étendre jusqu'à 25 ans.