Politique belge Laurence Glautier est présidente de la SFPI et ce mandat non exécutif, arraché au PS, est bien payé.

A la tête de la SFPI (Société Fédérale de Participations et d’Investissement), l’année 2016 aura été un grand chamboulement : après une lutte épique faite de recours au Conseil d’Etat, l’ancienne cheffe de cabinet de Laurette Onkelinx, Laurence Bovy (PS), a fini par jeter l’éponge juridiquement. Laurence Glautier, actuelle cheffe de cabinet du président du MR, Olivier Chastel, a donc pu la remplacer comme présidente du conseil d’administration de cette très stratégique structure. La SFPI gère les participations de l’Etat fédéral dans de nombreuses sociétés (Bpost, Brussels Airport Company, etc.).

Rapport de la SFPI

La passe d’arme qui a opposé les deux techniciennes socialiste et libérale est évidemment liée à un enjeu de pouvoir pour leurs formations respectives. Mais pas seulement : certains y voient un enjeu financier personnel. En effet, "La Libre" a pu se procurer le projet de rapport annuel 2016 de la SFPI. Dans ce document pas encore diffusé, les rémunérations des dirigeants de cette société publique sont détaillées. On peut y voir que l’actuelle présidente du conseil d’administration (CA) a touché 32 445 euros pour ses quelques mois en fonction. A cette somme, il convient d’ajouter 17 352 euros d’indemnités comme membre du CA. Ce n’est pas fini : la présidente de la SFPI a eu aussi droit (toujours pour son mandat sur une partie de 2016) à 8 400 euros comme présidente du comité stratégique de la SFPI. Enfin, comme membre du comité de rémunération, elle touche en outre 400 euros par séance de réunion de cette instance interne.

En plus de son salaire au MR

Au total pour ce seul mandat, on tourne donc à près de 60 000 euros brut pour des fonctions non exécutives à la SFPI et qui n’ont pas été exercées sur toute l’année. Cette somme vient s’ajouter à son salaire au QG du MR et à ses autres fonctions. A l’étranger, Laurence Glautier n’a pas pu réagir à ces informations.

Notons que pour 2016, Laurence Bovy, restée en place quelques semaines alors que la procédure juridique suivait son cours, a touché pour sa part près de 40 000 euros.