Politique belge

D’emblée, Alda Greoli (CDH) insiste : "Je ne suis pas seulement ministre de la Culture. Je gère aussi l’Enfance et les compétences transversales en tant que vice-présidente du gouvernement de la Communauté française." Mais elle ne s’en cache pas. La culture, elle aime ça. "J’ai un rapport premier avec la musique baroque, la peinture entre 1850 et 1945, la sculpture de cette époque-là et la sculpture contemporaine , détaille-t-elle avec précision. J’ai aussi un rapport fort au cinéma et à la photographie."

Alda Greoli, vous avez été nommée à la surprise générale ministre de la Culture, en remplacement de Joëlle Milquet. Inscrirez-vous votre action dans les lignes que celle-ci a esquissées ?

"Bouger les lignes" est un projet extraordinaire car il part du terrain, du vécu des artistes et acteurs institutionnels pour repenser la manière dont on gouverne la culture. Ce travail de fond amène une série de possibilités qui ne coûtent pas toutes très cher.

Vous avez pourtant un budget inchangé…

C’est pour ça que j’insiste sur la capacité responsable des acteurs quand on les installe dans un dispositif sérieux.

Quel sera ce dispositif ? La mise en place de critères, d’évaluation ?

Exactement.

Est-ce que vous avez une idée des critères que vous mettrez en place ? Répartir différemment cela induit des déceptions…

Je défends la clarté du rapport à l’opérateur. Les acteurs doivent savoir quelles sont les règles du jeu et en quoi elles sont objectives, sur quoi ils seront évalués et sur quoi ils peuvent avoir une totale liberté. Car ce sont des entrepreneurs, au moins aussi créatifs voire plus que la plupart des autres entrepreneurs. Qu’est-ce qu’il y a de plus créatif que des gens qui s’associent pour répondre à un besoin de société ? Ça ne passe pas toujours par une société commerciale.