Politique belge

L’argent reste le nerf de la guerre, mais les investissements sont une preuve de vitalité. Voici, en substance, le message qu’a souhaité faire passer ce vendredi Rudy Demotte, le ministre-Président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

En présentant son premier budget après la crise politique de l’été, le socialiste a voulu démontrer toute l’utilité de son institution si souvent décriée. Une institution qui porte en elle une responsabilité sociétale importante tant ses compétences (enseignement, culture, aide à la jeunesse…) visent à l’amélioration concrète de la société, a-t-il rappelé.

Croissance du PIB

L’exercice budgétaire 2018 traduit du coup un "redéploiement" de l’institution, a insisté Rudy Demotte. Son gouvernement a en effet annoncé des investissements dans les différentes compétences communautaires, grâce à la croissance du PIB qui a permis une augmentation des recettes de la Fédération de 250 millions d’euros. Les dépenses s’accroîtront cependant de 158 millions par rapport à l’an dernier, dont 72,5 millions qui permettront de confirmer les engagements pris et 64,6 millions pour des dépenses nouvelles.

Huit millions pour la recherche

L’an prochain, du coup, 84 millions seront consacrés à la réforme du Pacte pour un enseignement d’excellence, dont 24 millions pour les bâtiments scolaires, 23 millions pour l’encadrement en maternelle, 15 millions pour améliorer le "leadership des directions", 5,8 millions pour le nouveau cadre de pilotage, 2,5 millions pour renforcer la gratuité scolaire et 1,8 million pour la lutte contre le redoublement. Des financements qui étaient indispensables pour implémenter progressivement le Pacte.

Le refinancement de l’enseignement supérieur monte de son côté à 39 millions. Ils devraient permettre aux établissements de faire face aux nombreuses conséquences administratives qui font suite au décret Paysage.

Le gouvernement investit également dans la recherche fondamentale, avec huit millions d’euros supplémentaires, auxquels s’ajouteront les 14 millions d’euros du financement EOS (Excellence of Science) tirés du fédéral. Au total, le budget en la matière s’accroît de 15 %. Jamais le Fonds de recherche scientifique n’avait connu une telle revalorisation, a assuré le ministre de la Recherche, Jean-Claude Marcourt (PS).

Malgré ces dépenses en hausse, le gouvernement maintient le cap de la rigueur, a assuré Rudy Demotte. Le solde de financement SEC (les normes budgétaires européennes) en 2018 restera stable par rapport à 2017. Le solde brut s’améliorera de 93 millions par rapport à 2017.BdO (avec Belga)