Politique belge Le quotidien flamand revient ce matin, comme bon nombre de titres francophones, sur l'affaire Publifin. Et en Une du journal, un titre choc : "La mafia wallonne", c omme aux heures sombres des affaires carolo du PS. De Morgen explique d'ailleurs en introduction d'article que "les vieux démons se réveillent".

De Morgen commence par rappeler comment le scandale a été révélé: un échevin cdH d'Olne , un village de 4.000 habitants, qui s'étonne des montants perçus par certains mandataires pour un travail très faible. Le journal cite ensuite les têtes qui sont déjà tombées jusqu'ici: Dominique Drion, Didier Hamers et Claude Parmentier... Et le quotidien d'affirmer que la "chaise de Paul Furlan lui-même est bancale" .



"Le fantôme d'André Cools"

"Publifin est, à la base, une intercommunale classique active dans l'électricité et sa distribution" rappelle ensuite De Morgen, en revenant sur les débuts de l'intercommunale. Et à la base de cette intercommunale dit le quotidien : André Cools, "le parrain du PS liégeois dans les années 80, bâtisseur de l'empire de Liège."

Et, "alors qu'André Cools est Ministre-Président wallon, il s'empare du volant des directions des communes et intercommunales. Il prend alors le pouvoir sur l'énergie, l'eau et la gestion des déchets. Il apprend aussi au très jeune mais aussi très ambitieux Stéphane Moreau, l'art du métier." 

Plus loin dans son article, De Morgen relaye  les propos de François Gemenne  à propos d'une structure mafieuse.  "Il (Stéphane Moreau) a tout le monde dans sa poche, distribue les mandats et rétribue les mandataires -souvent des politiciens de second rang- avec des fortes rémunérations."