Politique belge Voici les résultats du premier sondage mesurant l'état de l'opinion belge réalisé après l'accord budgétaire d'il y a quelques jours, dégageant ainsi la voie à la formation du gouvernement Di Rupo Ier.

A la question "Si des élections étaient organisées ce dimanche, pour lequel des partis suivants voteriez-vous s'il se présentait?", le PS confirme son leadership avec 35,4% des intentions de vote, un score en recul cependant de 1,7% par rapport à la dernière vague de septembre 2011 (sondage La Libre réalisé à l'époque avec RTL et Ipsos). Le MR perd également des plumes (-1,1%) à 20,8%. Ecolo, par contre, semble avoir profité de son éviction des négociations au fédéral et grapille 0,6% à 14%. Le CDH se tasse à 12,7% (-1,1%). Du côté des personnalités, le top 3 est constitué d'Elio Di Rupo (49 points, -3 points) devant Benoît Lutgen qui a visiblement profité de son exposition médiatique à la tête du CDH (23, +3) et Joëlle Milquet (22%, -5).

En Flandre, la N-VA se renforce encore avec 39,8% des intentions de vote, soit une progression de 3,8% par rapport à la dernière vague. Le SP-A recule très légèrement de 0,2% à 13,9%. Le CD&V de Wouter Beke continue son érosion avec une baisse sévère de 2,4% à 12,7%. Quand à l'Open VLD, il progresse d'un petit 0,1% à 12,6% et pourrait avoir profité du durcissement de son discours dans le sprint final des négociations budgétaires. Enfin, le Vlaams Belang passe sous la barre des 10% à 8,4%, en recul de 2,3%.

Du côté des scores de popularité, grosse sensation: Bart De Wever, le leader charismatique de la N-VA, reste en tête mais perd 12 points (à 44 points). Un sentiment de déception probablement par rapport à ce que Bart De Wever avait promis à la Flandre, au lendemain de son triomphe électoral de 2010, et à l'absence de véritable "réforme copernicienne" sur le plan institutionnel. Kris Peeters arrive deuxième de ce classement (22 points, -6 points) et Yves Leterme, le Premier ministre sur le départ, troisième (22 points, -4). D'une manière générale, c'est un sentiment de désillusion qui règne au nord du pays par rapport à la classe politique flamande.

A Bruxelles (19 communes), le PS continue à faire la course en tête avec 26,3% des intentions de vote (même score que lors de la dernière vague de septembre). Le MR lui affiche 17,2% contre 25,4% il y a trois mois mais le contexte a évidemment changé depuis au sein de la famille libérale francophone avec la décision du FDF de voler de ses propres ailes. Un FDF qui reccueille, lui, à Bruxelles. 6,5% des intentions de vote. Ecolo affiche un bond appréciable de 3,3% à 16%. Enfin, le CDH progresse de 1,9% à 11,9%. Elio Di Rupo (46 points, -2), Charles Picqué (28, +4) et Laurette Onkelinx (24, +5) constituent le top 3 à Bruxelles.

Ce sondage a été effectué par Dedicated Research par Internet du samedi 26 novembre (15 heures) au 30 novembre (10 heures) sur un échantillon strictement représentatif de 3008 électeurs belges. Les enquêtes ont été réalisées dans chacune des trois Régions de Belgique. La marge d'erreur maximale est de 3,3% sur les échantillons de Wallonie, de Bruxelles et de Flandre.