La N-VA dénonce une "épuration" des Flamands à Bruxelles

Belga Publié le - Mis à jour le

Politique belge

La Commission des Affaires institutionnelles de la Chambre a clôturé mardi matin la discussion générale du projet de loi relatif à l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde et entamé l'examen des articles.

Comme la veille, le débat s'est essentiellement déroulé entre les formations politiques flamandes. La N-VA s'en est prise aux autres partis flamands, particulièrement au CD&V et à l'Open Vld.

Elle leur a reproché les concessions faites aux francophones en contrepartie de la scission de BHV, qu'il s'agisse des droits offerts aux francophones de la périphérie bruxelloise ou de la place laissée aux Flamands à Bruxelles.

Ben Weyts a une nouvelle fois dénoncé une "épuration" de la présence flamande à Bruxelles. Il a reproché à ses collègues de la majorité institutionnelle de ne pas avoir obtenu un mécanisme qui aurait permis aux partis flamands de conserver au moins un député bruxellois à la Chambre, par le biais du "pooling" (globalisation des voix flamandes avant l'attribution des sièges), comme le proposait la note de clarification du président de la N-VA, Bart De Wever, ou par l'abaissement du seuil électoral à Bruxelles.

"Même ça, vous ne l'avez pas eu!", a-t-il lancé.

Les attaques de M. Weyts ont échaudé Luk Van Biesen (Open Vld) et Michel Doomst (CD&V). "Menteur!", s'est écrié le premier. "Prinselijke treuzelaar!" (Lambin princier), s'est exclamé le second, épinglant ce que la N-VA voulait faire mais n'a pas réalisé.

Les circulaires Peeters et consorts du gouvernement flamand sont également revenues sur la table. La N-VA a déploré que les autres partis flamands n'aient pas profité de l'accord pour couler leur principe dans une loi. Du côté FDF, l'on a rappelé l'existence d'un arrêt de la Cour d'appel de Mons, qui rejette l'interprétation que donnent ces circulaires à la législation sur l'emploi des langues.

Le secrétaire d'Etat aux Affaires institutionnelles Melchior Wathelet ne s'est pas avancé sur ce point. Les textes déposés ne changent rien à la législation sur l'emploi des langues, s'est-il contenté d'indiquer.

Publicité clickBoxBanner