Politique belge

L'affaire commence doucement à faire grand bruit en Flandre. Et pour cause, le principal parti néerlandophone se trouve au cœur de menaces proférées par un membre du conseil d'administration de la section de Beringen du parti.

En pleine année électorale, voilà une révélation dont Bart De Wever se serait bien passé. Après avoir proféré des menaces sur les réseaux sociaux auprès de la famille d'un ancien journaliste, Jimmy Moons a été invité à faire un pas de côté par le parti nationaliste.

C'est ce qu'a confirmé Gosha Rosinska, présidente de la section de Beringen du parti, à nos confrères du Nieuwsblad.

"Violer son amie et ses filles" (sic)

Johan Depoortere a donné cette semaine une interview au magazine HUMO, dans laquelle il dénonçait la politique de Theo Francken dans le dossier des migrants. Hébergeant lui-même des réfugiés, il parlait alors dans cet entretien de "majeur levé" au secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration.

Suite à quoi M. Moons s'est emporté sur Facebook en menaçant les proches de l'ancien journaliste pour la VRT. "Ce peuple devrait violer une fois son amie et ses filles" (sic).

L'exclusion, une "réaction justifiée"

"Nous regrettons ce discours, mais nous prônons l'apaisement. Il en paye le prix et ne fait plus partie du conseil d'administration" détaille Mme. Rosinska au Nieuwsblad.

Avec pour conséquence, cette exclusion, qui n'est pas une première comme le rappelle le député Werner Janssen. "Par le passé, certains membres de la N-VA ont déjà publié des commentaires inadéquats sur les réseaux sociaux, et le parti a toujours pris ses responsabilités" détaille-t-il. "Si ce type de commentaire apparaît, une procédure standard est lancée et nous excluons ces personnes. C'est une réaction justifiée."

Et de faire de la N-VA un exemple. M. Janssen observe ainsi que l'indignation ne survient que quand ça concerne les nationalistes flamands. "Je conseille à la presse d'agir aussi ailleurs [qu'à la N-VA, ndlr] pour scruter ce qui se passe sur internet."