Politique belge

"La N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles, car elle n'en veut pas, de Bruxelles comme Région", déclare samedi dans les pages de l'Echo le ministre bruxellois des Finances et patron de l'Open Vld dans la capitale, Guy Vanhengel. Ce dernier répond à Didier Reynders, président de la Régionale bruxelloise du MR, qui s'est dit prêt, il y a une dizaine de jours, à travailler avec la N-VA à Bruxelles. Vincent De Wolf, chef de groupe MR au parlement bruxellois, nuance quant à lui dans Le Soir la position de son parti. "Je ne vais pas vous dire que nous n'allons pas pouvoir gouverner avec la N-VA quand on voit ce que nous faisons au gouvernement fédéral", avait notamment commenté M. Reynders. "On a réussi à mettre l'institutionnel de côté et à travailler la N-VA sur le socio-économique", avait-il ajouté.

"Le discours et l'attitude de la N-VA se rapprochent de plus en plus du Vlaams Belang, on le voit avec les communications de ses deux figures de proue, Francken et Jambon. (...) Cela devient de plus en plus compliqué à soutenir pour un libéral", pointe Guy Vanhengel. "Pour ceux qui ne veulent pas de ce type de discours et veulent éviter que l'institution bruxelloise soit utilisée pour nous rapprocher de la fin du pays, il y a une alternative: c'est nous, les libéraux sociaux."

Selon le ministre bruxellois des Finances, "la N-VA n'est pas apte à gouverner Bruxelles, car elle n'en veut pas, de Bruxelles comme Région". "C'est d'une approche métropolitaine dont on a besoin pour résoudre nos problèmes. Mais de cela, ils ne veulent pas." Pour Guy Vanhengel, Didier Reynders essaie "de gagner sur tous les tableaux. Ca ne va pas. (...) Il a essayé de rafler nos voix, maintenant il essaye de rafler des voix à la N-VA. Ce faisant, il se fait des ennemis".

De son côté, Vincent De Wolf, bourgmestre d'Etterbeek, estime que "la démonstration a été faite qu'ils (la N-VA ndlr.) ont été capables - ils l'ont fait au fédéral - de mettre l'institutionnel et le communautaire de côté". "Si cela est possible à Bruxelles, alors oui, c'est un parti démocratique, il n'y a pas de raison qu'on ne discute pas avec eux", plaide-t-il dans Le Soir. Si les nationalistes flamands peuvent donc mettre le communautaire au frigo, "cela vaut la peine d'essayer de faire quelque chose avec eux". "Par contre, si on en reste à ce que j'avais lu à l'époque au niveau du communautaire et de l'institutionnel, je pense qu'il est difficile de gouverner ensemble à Bruxelles", nuance le chef de groupe MR au parlement bruxellois.