Politique belge

Plusieurs mandataires politiques ont pointé du doigt la proximité entre la N-VA et le Vlaams Belang lors d'une fête organisée par la "Vlaams Huis" à l'occasion du 11-juillet. L'affiche de cette fête organisée par plusieurs associations nationalistes flamandes (VVB, TAK, Meervoud) annonce une kermesse parrainée par une série de mandataires politiques, exclusivement N-VA ou Vlaams Belang, soit les deux partis nationalistes flamands. L'on y retrouve les deux secrétaires d'Etat fédéraux Theo Francken et Zuhal Demir aux côtés d'une série de personnalités du Vlaams Belang.

M. Francken a fait la publicité de cette fête sur Facebook. Une équipe de BX1 l'a interrogé à ce sujet mardi, avant les discours officiels du 11-juillet à l'Hôtel de Ville de Bruxelles. Le secrétaire d'Etat ne voit pas de problème et précise qu'il participe à l'événement depuis cinq ans.

"Ce n'est pas une fête N-VA/Vlaams Belang", a souligné pour sa part le président de la N-VA, Bart De Wever. Selon lui, les organisateurs se sont adressés à une série de personnalités désireuses de financer l'événement. "Et on les a trouvées chez deux partis".

"Les masques tombent", a lancé le ministre bruxellois Pascal Smet (sp.a) tandis que le ministre flamand Sven Gatz (Open Vld) s'étonnait de ce que la N-VA, qui se veut démocratique, frôle "l'extrémisme du Vlaams Belang".

"Ils sont plus proches du Vlaams Belang que de n'importe quel parti démocratique", a déploré pour sa part la cheffe de groupe cdH à la Chambre, Catherine Fonck. "Deux ans et demi de N-VA au pouvoir ne doit pas nous faire oublier son vrai visage".