Politique belge

Le ministre wallon du Budget, Christophe Lacroix (PS), a vécu une semaine agitée. D’abord une tuile budgétaire de 250 millions d’euros, due à une baisse spectaculaire des recettes à l’impôt des personnes physiques, annoncée tardivement par le fédéral; ensuite un comité de concertation tendu.

Face aux mauvaises nouvelles de cette semaine, les Flamands semblent moins énervés que les Wallons…

Les partis du gouvernement flamand sont aussi au fédéral. Je suis convaincu que tout cela a été négocié alors que nous avons appris la nouvelle par mail et par la presse. C’est amusant de voir un parti flamingant se contenter d’un diktat venant du fédéral.

L’ambiance s’est-elle détériorée au gouvernement wallon ?

Non, on est encore plus solidaire qu’avant. Je l’ai constaté au comité de concertation, où j’ai vu beaucoup de condescendance. Pour certains MR au gouvernement fédéral, la Wallonie, c’est de la merde, ce sont des petits ministres qui viennent exposer leurs problèmes, à qui on sourit avant de les renvoyer chez eux sans rien faire. Il y avait ce mépris, dans les attitudes plus que dans les mots. Ce qui est encore pire. Et à un moment donné, Paul Magnette a réagi de façon épidermique. Cela m’a fait plaisir, cela montre que derrière le ministre-Président, il y a un homme. Mais avant cette altercation, quand Maxime Prévot a évoqué le Thalys wallon, la ministre de la Mobilité a également eu une réaction inappropriée.

Qu’a dit Jacqueline Galant ?

Elle l’a appelé Monsieur le bourgmestre, alors qu’il était là en tant que ministre wallon en charge du dossier. Quel est l’intérêt de l’attaquer ? Ce n’est pas un comité de confrontation, mais de concertation.

Il y a encore quatre ans à tenir. Comment retrouver de bonnes relations avec le fédéral ?

Si on changeait déjà d’attitude, cela simplifierait les choses. Les ministres libéraux qui étaient auparavant au Parlement wallon s’adressent à nous de façon plus respectueuse que ceux qui n’y ont jamais mis les pieds. Le Premier ministre a oublié qu’il a été un jour ministre wallon.

[...]

Découvrez la suite de cet entretien dans la Sélection LaLibre.be, à partir de 4.83 euros par mois.