Politique belge

La cheffe de groupe PS à la Chambre, Laurette Onkelinx, a ouvert la porte lundi à une révision du décret "inscriptions" de la Fédération Wallonie-Bruxelles. "Je n'aime pas ce que le décret est devenu. A Bruxelles, il enferme les enfants dans leur quartier au lieu de leur permettre de respirer, de sortir de leur carcan. Ce qu'il est devenu doit être changé", a-t-elle déclaré à son arrivée au bureau du PS.

Le président de DéFI, Olivier Maingain, a exposé dans les médias diverses pistes qu'il veut explorer en Fédération Wallonie-Bruxelles avant de faire partie, le cas échéant, d'une nouvelle majorité. Parmi les idées qu'il avance, figure l'abrogation du décret qui organise les inscriptions en première année du secondaire depuis 2007, objet de vives controverses et de plusieurs réformes. Selon lui, ce texte dont l'objectif initial était de favoriser la mixité sociale dans les écoles a échoué et il faut en revenir à la liberté de choix des parents.

Pour le reste, Mme Onkelinx attend de voir quelles seront précisément les demandes de DéFI. "Pour le moment, nous n'avons pas la main. J'attends de voir comment les événements vont se dérouler", a-t-elle dit. Elle voit en tout cas d'un bon œil l'idée d'une unité francophone. "La nécessité d'être unis me semble aller dans la bonne direction", a-t-elle ajouté.

"Il faut chercher un gouvernement stable pour mener à bien les projets qui sont sur la table", a souligné de son côté le ministre du Budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles, André Flahaut, indiquant que pour sa part il préparait le budget 2018 de l'institution.

A propos de Bruxelles, la présidente de la fédération bruxelloise du PS plaide pour la stabilité. "J'espère que les six partis francophones et néerlandophones qui composent la majorité resteront ensemble. A Bruxelles, M. Maingain plaide pour la stabilité institutionnelle. J'espère que le cdH bruxellois pourra lui aussi plaider pour la stabilité, dans l'intérêt des Bruxellois".