Politique belge

Le gouvernement a validé ce vendredi l’augmentation de la prime syndicale à un plafond de 145 euros. Ce n’était pas gagné car la N-VA y était hostile.

Pour rappel, les travailleurs syndiqués paient tous les mois une cotisation à leur syndicat. En cas de grève, ils ont droit à une indemnisation. Mais, dans de nombreux secteurs, cette cotisation peut être partiellement récupérée. Les entreprises remboursent en effet une partie de ces cotisations en accordant ce que l’on appelle une “prime syndicale”. 

Jusqu’à présent, cette prime pouvait s’élever à maximum 135 euros. Un projet qui prévoyait d’augmenter cette prime à 145 euros maximum avait cependant été validé à la fois par le patronat et les syndicats. Il se trouvait sur la table du gouvernement au désespoir de la N-VA qui n’avaient fort envie de donner un coup de pouce supplémentaire à la syndicalisation. Mais, donc, cette augmentation de 10 euros a été approuvée vendredi en conseil des ministres après discussions en “kern”.

Une taxe après l'augmentation ? 

L’histoire ne s’arrête pas là, cependant. La N-VA veut toujours démonter le système et demande l’instauration de “fiches fiscales” à l’égard de ces primes syndicales. Autrement dit, les employeurs qui remboursent à leurs travailleurs leurs cotisations syndicales devraient déclarer au fisc ces montants qui seront alors intégrés dans le calcul des impôts de leurs employés.

Vendredi, les nationalistes flamands ont obtenu une petite victoire à ce sujet : le gouvernement va lancer une étude sur l’impact de la création de ces fiches fiscales. En effet, outre le fait qu’elles pourraient violer l’anonymat auquel a droit le personnel syndiqué, elles pourraient également représenter une charge administrative supplémentaire pour les entreprises. Il faudra donc attendre le résultat de cette analyse pour voir si le gouvernement imposera finalement le montant de la prime syndicale dont il vient d’augmenter le plafond.