Politique belge

Le gouvernement bruxellois a donné jeudi son feu vert de principe à une interdiction des véhicules diesel au plus tard d'ici 2030. L'accord de principe porte également sur l'interdiction des véhicules essence "dans une étape suivante", a précisé la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault, interrogée à l'issue de la réunion. Il porte aussi sur le développement à court et moyen terme des technologies alternatives, "et notamment celles déjà disponibles comme les véhicules électriques, hybrides et roulant au CNG" (gaz naturel).

Pour ce faire, la ministre de l'Environnement a été chargée par ses collègues de lancer une concertation avec les parties prenantes et les secteurs professionnels, notamment le Conseil économique et social et les organismes publics.

La décision telle que notifiée dans le rapport de la réunion des ministres bruxellois prévoit en outre la mise sur pied d'un comité de suivi composé des différents cabinets concernés. Ce comité sera chargé pour définir le périmètre des études nécessaires "afin d'assurer la cohérence des mesures fiscales, environnementales, économiques, sociales, et de mobilité, en distinguant notamment les véhicules privés et les véhicules à usage professionnel".

Par ailleurs, Mme Fremault a été chargée de présenter une note au gouvernement régional visant à renforcer les actions et les moyens de contrôle, de communication et de sensibilisation relatifs à la qualité de l'air à Bruxelles.

Sa collègue, la secrétaire d'État Bianca Debaets, en charge de la Sécurité routière, devra quant à elle finaliser l'accord de coopération en vue de renforcer la lutte contre les particules fines dans les centres de contrôle.

De son côté, le ministre bruxellois de la Mobilité Pascal Smet (sp.a) s'est dit particulièrement content de la perspective de l'étape supplémentaire que constitue le bannissement des véhicules diesel, et en seconde instance de "tous les véhicules circulant à l'énergie fossile".

"Plus de la moitié des familles bruxelloises n'ont pas de voiture, mais elles respirent l'air le plus mauvais du pays. Il faut que cela change", a commenté le ministre.

Pascal Smet s'est également réjoui de la perspective de l'installation d'un réseau de mesures de la qualité de l'air permettant une diffusion en temps réel des résultats sur l'espace public.

© afp