Politique belge

Le président du MR Charles Michel et son équipe gouvernementale (N-VA, MR, CD&V et Open Vld) ont prêté serment samedi dès 10h00 devant le roi Philippe, au Palais royal de Bruxelles, 139 jours après les élections. Les quatorze ministres et quatre secrétaires d'Etat du nouveau gouvernement ont tous juré "fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge".

M. Michel a été le premier à énoncer la formule, dans les trois langues nationales , suivi de ses vice-Premiers ministres Kris Peeters (CD&V, Emploi, Economie, Consommateurs), Jan Jambon (N-VA, Intérieur, Grandes Villes, Régie des bâtiments), Alexander De Croo (Open Vld, Telecoms, Poste, Coopération au développement, Agenda numérique) et Didier Reynders (MR, Affaires étrangères et européennes, Beliris, Institutions culturelles).

MM Peeters, De Croo et Reynders ont prêté serment en néerlandais et en français, M. Jambon en néerlandais seulement.

Les autres ministres ont suivi, dans l'une ou les deux langues: les deux N-VA Johan Van Overtveldt (Finances) et Steven Vandeput (Défense et Fonction publique), les cinq MR Willy Borsus (Classes moyennes), Hervé Jamar (Budget, Loterie nationale), Marie-Christine Marghem (Energie), Jacqueline Galant (Mobilité et SNCB) et Daniel Bacquelaine (Pensions), le CD&V Koen Geens (Justice) et l'Open Vld Maggie De Block (Affaires sociales et Santé).

Les quatre secrétaires d'Etat ont fait de même: les deux N-VA Theo Francken (Asile et Migrations) et Elke Sleurs (Lutte contre la fraude fiscale, Lutte contre la pauvreté, Egalité des chances, Politique scientifique), le CD&V Pieter De Crem (Commerce extérieur) et l'Open Vld Bart Tommelein (Lutte contre la fraude sociale, Protection de la vie privée).

A l'issue de la prestation de serment, le roi Philippe a adressé une brève allocution au gouvernement autour d'un verre de pétillant, à l'abri des caméras, avant la traditionnelle photo gouvernementale.


Les tweets de notre journaliste sur place








Le Roi accepte la démission d'Elio Di Rupo

Le Roi Philippe a reçu ce samedi matin en audience au Palais de Bruxelles Elio Di Rupo. Le Roi a accepté sa démission de ses fonctions et a nommé Charles Michel Premier Ministre.


Dans la foulée, le Roi Philippe a nommé tous les ministres et secrétaires d'Etat du nouveau gouvernement fédéral.



Di Rupo, un dernier jour et puis s’en va…

Vendredi était le dernier jour d’Elio Di Rupo comme Premier ministre. Il a fait fait ses adieux à ses collaborateurs.

"Je ne pensais pas que ça passerait aussi vite" a déclaré Elio Di Rupo lors d’une rencontre informelle avec la presse du pays, vendredi après-midi. Plus tôt dans la journée, il avait également rassemblé ses collaborateurs afin de les remercier pour tout le travail accompli au 16 rue de la Loi et au Lambermont, résidence du Premier ministre belge.

Elio Di Rupo quitte donc un poste qu’il a désiré. Lui, le fils d’émigré italien au parcours politique remarquable. Mais il ne s’en va pas définitivement puisque dès à présent, c’est avec la casquette de président du PS qu’il recoiffera. Une autre manière de reprendre les armes. Il redevient aussi bourgmestre de Mons et député fédéral.

Il quitte une fonction au-dessus de la mêlée pour retourner au cœur de la bataille. Il a, en fait, déjà commencé depuis quelques jours déjà. Il retrouve peu à peu un vocabulaire qu’il a dû contenir durant les trois années passées au 16 rue de la Loi. Une liberté de parole en somme.