Politique belge

L'échec des négociations entre interlocuteurs sociaux sur les critères de pénibilité pour l'accès à une pension anticipée démontre que le ministre des Pensions Daniel Bacquelaine a créé "un monstre qu'il n'est plus capable de maîtriser", juge mercredi le PS dans un communiqué. Aux yeux des socialistes, la conséquence de cet échec est que les travailleurs concernés ne pourront plus obtenir une pension anticipée et devront à l'avenir prester effectivement 42 années au minimum de carrière.

Le dossier revient dans les mains du gouvernement qui est appelé à trancher. "Il est nécessaire de rétablir une longueur de carrière complète qui tienne compte de la pénibilité du travail des citoyens. Il est urgent de supprimer ces propositions qui détruisent notre protection sociale", indique le président du PS, Elio Di Rupo, en appelant le gouvernement "à la sagesse".

Sans cela, le PS prédit des conséquences "désastreuses" pour l'intérêt général, car "en allongeant la carrière des policiers, militaires, pompiers, enseignants, cheminots, etc., sans tenir compte des circonstances souvent difficiles dans lesquelles ils exercent leur mission, on fait courir aux citoyens le risque de disposer de services publics moins performants."

"En obligeant ces travailleurs à poursuivre leur carrière alors qu'ils n'ont plus les forces physiques ou psychologiques nécessaires pour exercer leur mission, le gouvernement crée un risque majeur pour l'ensemble de la société", affirme encore le président du PS.